Et quand il n’y a personne
Le même plateau, une seule personne, et une horloge.
Chaque manche vaut un temps tiré au hasard entre 5,2 et 8,6 secondes. Le chrono ne part qu’au moment où les images arrivent : la durée du défilement est tirée au hasard elle aussi, la compter reviendrait à compter du bruit.
Et il se resserre. Une manche pliée en moins de la moitié de son temps rabote la fourchette de 10 % ; une manche menée jusqu’au dernier dixième en rend 14 %. Entre les deux, rien ne bouge : un mode qui réagirait à chaque manche ne se poserait jamais nulle part.
Une jauge se vide le long du haut du plateau et vire du vert au rouge. Dans les trois dernières secondes, une lueur rouge clignote de plus en plus vite. Floue, jamais un liseré plein : sur un téléphone, un cadre opaque recouvrirait justement les images qu’il presse de trouver.